Les Chroniques de Möhâj (OPUS 4) : Saison 2 Episode 1 “Quand la brume se lève…”
29 octobre 2027 @ 8 h 00 min – 1 novembre 2027 @ 17 h 00 min CEST
Synopsis
L’Hiver des Serments de l’an 1001 AEC appartient désormais au passé. La Coalition a vaincu Gonkhar, l’Hiver a pris fin et les premiers rayons du soleil ont enfin percé les nuages qui, durant des mois, avaient plongé Férial dans un froid sans fin. Beaucoup y virent la promesse d’un nouveau départ et crurent que la victoire mettrait un terme à leurs souffrances. Ils se trompaient. Lorsque les glaces commencèrent à fondre, le continent découvrit que l’Hiver n’avait pas seulement recouvert les terres d’un manteau de neige. Il avait profondément blessé le monde. Les torrents gonflés par le dégel arrachèrent les ponts et les routes. Des montagnes s’effondrèrent en coulées de boue qui engloutirent des villages entiers. Les plaines fertiles furent noyées ou stérilisées, les récoltes perdues avant même d’avoir commencé. Là où l’on espérait voir renaître la vie, on ne trouva bien souvent que des ruines. Les mois qui suivirent furent presque aussi meurtriers que la guerre elle-même. Les maladies profitèrent des eaux stagnantes et des populations déplacées pour se répandre jusque dans les plus grandes cités. Les grands prédateurs, privés de leurs territoires habituels, migrèrent vers les régions habitées, tandis que des créatures que l’on croyait disparues furent aperçues dans des contrées où nul ne les avait jamais vues. Chaque jour apportait son lot de disparus, et la mort continua de frapper longtemps après que les armes se furent tues.
La main-d’œuvre manquait partout. Le mutisme de Soufrexia s’amplifia, toujours plus inquiétant, cela provoquât une perte de confiance dans la Bourse qu’ils maintenaient, amenant une catastrophe économique. La Guilde des Marchands fut durement impactée dans son fonctionnement. Malgré ses efforts incessants pour maintenir les échanges entre les cités, l’économie continentale ne cessait de s’effondrer, entraînant avec elle des populations entières dans une précarité toujours plus grande.
Trois années se sont désormais écoulées. L’Automne de l’an 1004 AEC approche.. Conformément aux accords conclus à l’issue de la guerre, les grandes factions de Férial ont reçu une convocation leur demandant d’envoyer une délégation vers la cité de Brume. Chacun comprend qu’après trois années de reconstruction difficile, les décisions qui y seront prises pourraient redessiner l’avenir du continent. Les délégations se mettent donc en route, chacune empruntant les anciens chemins qui serpentent à travers les forêts et les collines de l’Est. Le voyage était compliqué. Même après 3 années, les routes n’étaient pas encore praticables facilement. Puis, quelques jours avant l’arrivée de chaque délégation, la Brume s’est levée. Au début, elle ne semblait être qu’un brouillard parmi tant d’autres, normal aux abords d’une cité qui se nomme Brume. Puis elle s’est épaissie jusqu’à masquer le ciel lui-même. Les arbres disparurent à quelques mètres à peine. Les routes semblèrent changer de direction. Les repères les plus familiers cessèrent d’avoir le moindre sens. Les groupes se retrouvèrent séparés sans comprendre comment, avant de se retrouver plus loin… ou de ne jamais se retrouver.
Les jours passèrent. Les vivres commencèrent à manquer. Des hommes et des femmes disparurent sans laisser de traces. Les rares animaux aperçus dans la Brume ne ressemblaient plus tout à fait à ceux que l’on connaissait. Les prédateurs étaient plus grands, plus silencieux. Les plantes semblaient se mouvoir lorsque personne ne les regardait. Même les arbres donnaient parfois l’impression d’observer les voyageurs perdus. Peu à peu, chacun comprit que cette Brume n’était pas un simple phénomène naturel. Elle semblait vivante. Elle semblait attendre. Alors que l’espoir commençait à abandonner les survivants, un son grave déchira le silence. Le long mugissement d’un cor résonna au loin. Une seule note, profonde, ancienne. Quelqu’un… ou quelque chose… venait de signaler sa présence au cœur de la Brume. Et pour la première fois depuis plusieurs jours, chacun comprit qu’il n’était plus seul, et tous se dirigèrent vers ce son, dans l’espoir de sortir de ce lieu maudit.
Lettre d’intention générale des Chroniques de Mohaj
Lettre d’intention de l’OPUS 4
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